Rebirth |
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Sans aucun doute lauteur de jeux le plus prolifique de la planète, Reiner Knizia nen finit pas daligner les uvres ludiques. Si certaines ne sont guère éclatantes, dautres sont devenues des classiques et bon nombre méritent toute lattention. Cest le cas de «Rebirth» qui a fait lobjet dune campagne de financement participatif orchestrée par Mighty Boards (à qui on doit aussi «Art Society» et «Hamlet») et qui vient datterrir chez les backers.
«Rebirth» nous plonge dans une Ecosse décimée par des catastrophes. Les anciens clans veulent reconstruire une civilisation en harmonie avec la nature. À la tête dun de ces clans, chaque joueur va tenter dengranger le plus de points.
Pour ce faire, il va développer des fermes énergétiques et des fermes alimentaires, construire des colonies, prendre le contrôle de châteaux et réaliser des objectifs récupérés en contribuant à lérection des cathédrales.
Très concrètement, chaque joueur dispose du même tas de jetons retournés face cachée (ou placés dans un des petits sacs fournis avec lédition spéciale KS, par ailleurs numérotée et signée par lauteur). À chaque tour, il en pioche un et le place sur une des zones de la grande carte de lÉcosse. Mais pas nimporte où, puisque chaque zone ne peut accueillir quun seul type de jeton. Ensuite, le joueur marque directement un certain nombre de points: les fermes, en fonction de la taille de la ferme créée ou complétée; les colonies, en fonction de linfluence de chaque joueur (mesurée au nombre dicônes en forme de maison), selon un principe de majorité. Si le jeton est déposé à côté dune zone château, le joueur place, sil est ou devient majoritaire, un château de sa couleur ou remplace le château dun adversaire par un des siens. En fin de partie, chaque château rapporte des points. Enfin, lorsquun joueur place un jeton à côté dune zone cathédrale, il pioche une carte objectif. Un objectif atteint en fin de partie est synonyme de points supplémentaires.
Le jeu est donc simple et ne demande quà shabituer au système de majorité autour des châteaux et aux quelques scorings différents. Le fait de piocher et donc de ne pas avoir le choix du type de jeton à placer lors de son tour pourra rebuter celles et ceux qui aiment le contrôle, mais il faut ici faire preuve dopportunisme, lire la carte et voir où on pourra gagner quelques points maintenant ou potentiellement plus ultérieurement. Car, bien entendu, vos adversaires ne vont pas se priver de vous bloquer.
Lorsque tous les jetons ont été placés, la partie se termine et on ajoute aux points déjà glanés ceux apportés par les châteaux et les objectifs.
Par ailleurs, le matériel est splendide. Les jetons sont en carton épais, les petits sacs de très belle facture et le plateau richement décoré. Les châteaux et étages de cathédrales, ainsi que les dirigeables marqueurs de score (uniquement dans la version KS), sont en re-wood et très agréables à manipuler. Mention spéciale à la magnifique illustration de couverture signée par Kate Redesiuk.
Et ce nest pas tout puisque lenvers du plateau affiche la carte dIrlande, avec une version alternative du jeu. Des jetons supplémentaires et dautres cartes objectif sont prévues à cet effet.
«Rebirth» est donc un très beau et très bon jeu qui poussera les joueurs à faire en permanence des choix et à tenter de trouver à chaque tour la solution qui permettra de gagner des points, détablir une majorité, dobtenir un objectif supplémentaire, de remplir un objectif et/ou de gêner un adversaire.
Rebirth: un jeu de Reiner Knizia, illustré par Anna Przybylska et Kate Redesiuk et publié en octobre 2024 par Mighty Boards.
25/10/2024 |