Les bons contes font les bons ennemis |
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Voici un peu plus dun an, Matagot a lancé ses Micro Games. Avec un succès immédiat ! Ces petites pochettes, créées à lorigine par léditeur américain Button Shy, ont vite trouvé le chemin des poches et des sacs. Leur taille rikiki et leur prix réduit ont convaincu de nombreux joueurs. Certes, tous les jeux ne sont pas tous du même niveau, mais la plupart valent clairement le détour, quils soient solo ou duo (ou plus), compétitifs ou coopératifs.
Parmi les bons éléments, il y a «Les bons contes font les bons ennemis », signé par John Kean et joliment illustré Marty Cobb. Un jeu pour deux qui fait bien chauffer les méninges.
Comme dhabitude avec les Micro Games, la pochette contient 18 cartes. Ici, outre une carte référence, on trouve 17 cartes de jeu, chacune représentant un personnage iconique des contes de fées : Gretel, le prince Crapaud, les trois petits cochons et bien dautres. Et chacun a ses préférences. Ainsi, Bébé Ours apprécie que sa famille soit réunie. La Princesse aime être entourée. Mère-Grand veut être à côté du Petit Chaperon rouge mais pas du Grand Méchant Loup. Et surtout, chaque carte a une face bleue et une rouge.
La partie se joue en trois manches maximum, le premier joueur en gagnant deux étant déclaré vainqueur. Lun joue avec le côté bleu, lautre avec le côté rouge (pour connaître leur couleur, les joueurs lancent une carte en lair et voient de quel côté elle retombe).
Au début de chaque manche, on mélange les cartes et on en distribue deux à chaque joueur qui les place devant lui, sa couleur visible, pour constituer sa réserve. Le reste forme la pioche. Quand cest son tour, le joueur pioche une carte, lajoute à sa réserve et joue une carte de celle-ci. Il la pose au milieu de la table, à côté dune carte déjà jouée. À la fin de la manche, les cartes posées par les deux joueurs doivent constituer une grille dont la forme diffère à chaque manche, comme indiqué sur la carte référence : une grille de 5 sur 3, puis une autre de 4 sur 4 et enfin une pyramide de base 7. Quand la grille est complète, on compte les points pour savoir qui remporte la manche. Par exemple, le Bûcheron fera gagner deux points sil est à côté (orthogonalement) de Hansel, deux sil est près de Gretel et un sil côtoie la Marâtre. Le petit cochon installé dans sa hutte de paille fera perdre cinq points sil est à côté du Grand Méchant loup tandis que son frère à la cabane de bois fera aussi gagner un point sil est placé à côté du Bûcheron. Le troisième cochon, dont les briques ne craignent pas le Loup, rapportera 5 points sil est connecté à ses deux frangins.
Tout au long de chaque manche, les joueurs devront donc anticiper, tenant compte de leurs cartes, mais surtout de celles de ladversaire et de celle qui, placée en haut de la pioche, va arriver en jeu au tour suivant. Cest notamment le cas de la Marâtre, qui permet de retourner une carte adjacente, et de la Sorcière, qui change de place avec une carte voisine. Les coups fourrés sont donc permis !
Les méninges remuent
vachement, tant la pose dune carte peut avoir des
conséquences, immédiates ou plus tardives. On se heurte assez
vite aux limites imposées de la grille et on pèse les bonus et
malus de chaque carte.
Ce Micro Game respecte donc bien sa promesse dun jeu
rapide et simple, mais pas simpliste. Sil peut facilement
faire penser à «La Crypte de Sedlec», «Les bons
contes font les bons ennemis
» affiche toutefois ses
particularités (une grille commune, un scoring plus complexe) et
ses chouettes illustrations.
Les bons contes font les bons ennemis : un jeu de John Kean, illustré par Marty Cobb, édité en août 2019 par Button Shy sous le titre «Wonder Tales» et localisé en France en mai 2023 par Matagot.
27/09/2023 |