Knarr |
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Quand on ouvre la boîte dun jeu édité par Bombyx, on a toujours la certitude de découvrir une sorte de coffre au trésor. Dune part pour le matos (et déjà pour la boîte) et dautre part pour le jeu. Léditeur breton édite relativement peu, mais édite bien.
Dès lors, quand on ouvre la belle boîte de «Knarr», on découvre un trésor viking: de beaux plateaux aux formes originales, de beaux pions en bois et de belles cartes dans de beaux étuis. Le tout orné de dessins nés sous la plume dAntoine Carrion.
Le jeu est quant à lui signé par Thomas Dupont, surtout connu pour être le papa de la série «Cartaventura» et, entre autres, de lexcellent «Codex Naturalis» (juillet 2021, déjà chez Bombyx) et du plus récent «Mech A Dream» (février 2023). Loin des histoires de robots, lauteur français nous emmène cette fois chez les Vikings. Le livret de règles débute dailleurs par une préface rédigée par Lucie Malbos, maître de conférences et spécialiste des mondes du Nord au Moyen Âge, et se termine par un glossaire.
Une fois plongés dans cette univers, voilà les joueurs lancés dans une course aux points: le premier à atteindre les 40 déclenche la fin de la partie et, lorsque tout le monde a joué le même nombre de tours, celui ou celle qui compte le plus de points lemporte.
Pour obtenir ces points, chacun va construire une sorte de moteur de ressources condensé. À son tour, un joueur a le choix entre deux actions: soit recruter, cest-à-dire déposer devant lui un Viking qui va lui faire gagner toutes les ressources de ses cartes de la même couleur (une recrue sous forme dun casque, un bracelet, un point et/ou une case sur la piste de la renommée qui va lui octroyer à chaque tour un nombre de plus en plus important de points en fonction de son avancée) et lui permettre de piocher une carte de la rivière, en fonction de sa couleur; soit explorer et acheter une carte destination au moyen de ses cartes Viking. Celle-ci fait gagner des ressources et se place au-dessus de son bateau, faisant correspondre trois colonnes garnies de ressources. Pour lune ou lautre action, les recrues servent de joker.
Une fois laction accomplie, le joueur peut faire du commerce et obtenir les ressources mentionnées dans la première, les deux premières ou les trois colonnes susmentionnées. Cela lui coûtera respectivement un, deux ou trois bracelets.
Comme dhabitude dans ce genre de jeu, on commence petit et on tente de lancer la machine pour quelle produise le mieux, le plus et le plus vite. Les choix sont nombreux: privilégier un point gagné tout de suite ou deux gagnés plus tard, mais à chaque tour? Garder ses vikings pour obtenir plus de points, de recrues, de bracelets et de renommée ou se lancer dans une exploration qui fera perdre des Vikings mais rapportera peut-être davantage de points, de ressources, de renommée et/ou des cartes supplémentaires? Les points sadditionnent de plus en plus vite et, si on ny prend garde, un adversaire emmène son knarr (son bateau) à bon port avant le vôtre.
Voilà donc un jeu beau, efficace et rapide dont les louanges méritent dêtre vantées par tous les scaldes (vous irez lire le glossaire).
Knarr : un jeu de Thomas Dupont, illustré par Antoine Carrion et édite en août 2023 par Bombyx.
28/09/2023 |