Eternitium

 

«Eternitium, la gemme qui promet la vie éternelle….» Dans le jeu du même nom, il faudra traverser les époques pour la trouver, cette fameuse gemme. Le premier qui mettra la main dessus remportera la partie.

Il s’agit donc bien d’une course dans laquelle vont se lancer les joueurs. Pour la mener à bien, chacun d’entre eux va recevoir un plateau individuel sur lequel il va poser, face cachée sauf la première, une pile de cartes Époque, ainsi qu’un petit deck de cartes. Au départ, chacun possède le même deck qu’il va enrichir au fil de la partie.

Ce mécanisme de deckbuilding s’accompagne d’un twist original: quand un joueur fait l’acquisition d’une carte Technologie de base ou Technologie avancée proposée dans le marché, il doit rajouter une ou deux cartes Époque sur sa pile, ce qui l’éloigne de l’Eternitium. Mais cette nouvelle carte, ajoutée à son deck, lui permettra peut-être d’avancer plus vite par la suite. C’est donc reculer pour mieux sauter.

À son tour, un joueur va d’abord piocher une des cartes Portail. Elles sont ornées d’un symbole différent: un cercle, un carré, un triangle ou un losange. Si la carte Époque sur le dessus de sa pile est visible, c’est simple: il joue une carte du même symbole et la carte Époque est défaussée, ce qui lui permet de se rapprocher du but. Si la première carte Époque est face cachée, il faudra soit utiliser une carte Technologie pour la retourner ou la défausser, soit tenter sa chance en y allant à l’aveugle. Dans ce dernier cas, on joue une carte Portail et on retourne la carte Époque en croisant les doigts pour qu’elle affiche le même symbole. Si c’est le cas, tant mieux. Sinon, le tour s’arrête là et, pour le prochain, le joueur aura une carte de moins en main.

Lors de son tour, un joueur peut jouer autant de cartes de sa main qu’il le souhaite. Il peut même passer son tour, ce qui lui permet de détruire des cartes. Lorsqu’il a terminé, il défausse celles qui restent et se reconstitue une main pour le tour suivant.

Notons que, parmi les cartes Technologie, outre celles qui vous aident dans votre progression, d’autres vous permettent d’enquiquiner vos adversaires, par exemple en leur volant une carte ou en les obligeant à piocher une carte Époque supplémentaire.

«Eternitium» est donc un tout bon jeu, rapide et original, qui offre des parties tendues au fil d’une course durant laquelle il s’agira tant de se donner les moyens d’avancer plus vite, quitte à perdre un peu temps, que de ralentir ses adversaires. En plus, les illustrations de Baptiste Perez, qui avait déjà sublimé «Biomos», sont splendides et ajoutent incontestablement au plaisir du jeu.

Eternitium : un jeu de Thomas Carlier, illustré par Baptiste Perez et publié en mai 2024 par Haumea Games.

 

09/05/2024